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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 17:40

 

 

… ça vous la coupe, hein ? Authentique.

 

Là, je suis en congé-maladie, à souffler comme un phoque semi-assise dans mon dodo, les bras surélevés par des coussins de chaque côté. Je regarde tout et n’importe quoi à la TV en file – tout y passe, je m’endors ici et là, j’ouvre un œil, c’est les 12 coups de midi, je rouvre un œil, c’est la géologie des Alpes (d'où le Cervin africain) après le Loch Ness et son habitante improbable.

Il a raison, le monsieur : comment un lac qui ne date que de dix mille ans pourrait-il héberger un dinosaure mouru il y a 60 millions d’années ; oh, sans déc’ ?

 

 

Je me collette depuis 5 jours avec une saloperie virale sans faire de fièvre, ni tousser ni cracher – j’ai juste la sensation qu’un hippopotame me marche sur le dos, et que dès midi mes accus sont morts. Pas pu aller voir ma franjegomme au théâtre.

 

Le bon docteur m’a auscultée, ma sphère ORL est en ordre, je ne ganglionne pas, mes poumons sont clairs… je n’ai plus qu’à pioncer, prendre mes Supradyn et attendre lundi. Pour autant, la sensation d’avoir le dos comprimé vient bien de quelque part : ouais, ben je l’ai plein, le dos. A mon retour de vacances, j’ai trouvé un merdier de ouf sur mon bureau. Des commandes de médics, tu parles si j’en ai rien à taper, j’en fais pas un fromage quand je faxe une demande à la pharmacie… sinon, je pourrais ouvrir une laiterie...

Bordel, je suis pas leur secrétaire.

 

Et puis quelques post-it du genre « j’ai pas fait, c’est à faire, je sais pas comment ». Dites donc, les mignonnes, quand vous remplacez une référente, moi ou quelqu’un d’autre, vous faites comme elle, qui est bien obligée de se démerder pour trouver comment faire… on demande aux collègues, par exemple. Pitaingue, on a suivi le même cours pour comprendre et manier cette application, n’y a qu’à ouvrir tous les formulaires pour trouver le bon. C’est ce que je fais quand je dois faire.

Bordel, je suis pas leur maman.

 

Et puis une belle erreur de report de traitement : l’équivalent, en dermatologie, de faire prendre du bouillon bien salé à un insuffisant cardiaque tout en le bourrant de diurétiques – c'est comme Raymond dans "Scènes de ménage", qui dit à Guéguette que ça sert à rien de faire du bénévolat, puisque l'altruisme soigne l'orgueil: se sacrifier pour se faire du bien, ça s'annule... donc, on bouge pas. (Le pire, c'est que je suis d'accord).

 

Et l’autre qui me soutient mordicus que 72 heures, ça fait 4 jours… donc qui n’a pas changé le patch de Mô au jour dit – oh, comme c’est bizarre, la madame elle a plus mal que d’habitude…

Et notre collègue ergo qui a le moins de pression sur ses horaires qui se défausse de deux visites de plus, prétextant qu’il a peu de temps… et me les balance sur mes horaires, ben je vais aller vérifier avec ma responsable qu’il a le droit de faire ça, plutôt que de négocier avec moi (qui lui dirais « Nein », bien sûr). 

 

 

Bref, je m’apprête à libérer mon dos de l’hippopotame de la charge de colère qui me pèse dessus depuis que je suis revenue de vacances. Ça sert à quoi de se retaper la santé 15 jours, pour trouver en rentrant de quoi faire une demi-journée d’heures supps en une semaine.

 

Je vais reprendre contact avec les agences intérimaires, qui sont tellement demandeuses de collaborateurs volants à faire intervenir aux soins à dom’. Car je préfère encore ne faire que des visites, et m’épargner de faire ce travail de femme de ménage informatique de merde. Faut voir les conditions, comment ça a évolué. Si je peux me garder la santé en attendant d’avoir fini mon brevet cet automne. Et relancer mes recherches comme formatrice en EMS, et en attendant, me faire un truc plus confortable… je sais pas…

 

Et puis j'ai chopé la crève dans la salle d'attente de la permanence médicale, pleine de courants d'air. Y'avait plein de gens qui étaient pas bien: à un moment, je relève le nez du journal, j'étais cernée par des gens un peu gris, avec un masque sur le visage, y'en a même un qui s'est presque évanouillé, et quand j'ai vu qu'on allait le faire sortir en passant près de moi, je suis sortie fissa-fissa panik, pour aller me mettre debout dans un coin, ma pelisse boutonnée et l'écharpe jusqu'aux oreilles. C'est chouette: en somme, je toussote et je mouchaille depuis qu'on m'a dit que j'avais rien aux airbags (ce qui est normal, car le léger bronchospasme d'effort qui m'a tarabusté les fusibles avait bien eu le temps de se relâcher pendant l'heure passée à attendre un toubib disponible. "En premier ne pas nuire", mon cul, oué. En somme, je vais payer une consultation surtaxée, et dommageable à mon état de santé, de surcroît).

 

En plus, Zorro a fait péter son échelle sous son poids.

 

Que yo hecho para merecer esto ?

 

 

Heureusement que je suis allée faire passer un examen à une auxiliaire de santé ce matin - la fille a fait 9 sur 10, c'était cool.

 

Et heureusement que Linda m'a fait un massage complet.

 

Je me sens mieux, j'ai même trouvé la force de passer une heure au téléphone avec un technicien de chez mon opérateur pour trouver pourquoi mon nouveau super-matos à 10 Méga de bande passante merdait. Chic alors, je vais pouvoir retrouver les joies d'Internet, et mon téléphone est à nouveau opérationnel.

 

Mon dos, mon ego et moi-même, on se sent mieux.

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Published by Clémentine
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