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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 14:28

 

 

Fâââ, j’y crois pas : la voiture est enfin prête, après 6 semaines de station au garage de cambrousse où j’ai dû la laisser toute fumante.

Le garagiste est plutôt beau mec, prévenant, ultra-serviable – je me réjouis de le revoir, aussi.

 

Sinon, quoi… il a suffi que j’aie un long téléphone avec ma sœur, lui disant pourtant et bien sincèrement que j’avais retrouvé tout mon moral et mes projets, pour avoir une baisse de tonus et de confiance le jour suivant ; facile de comprendre pourquoi, on a parlé de la mère, de ses comportements de plus en plus pénibles. Il ne suffit pas que je m’y sois soustraite il y a 5 ans bientôt, entendre simplement ma frangine me parler de ses attitudes, de sa manière de communiquer (en fait elle ne communique pas, elle monologue et commence toutes ses réponses par « Non, c’est pas ça »), ça me fout grave les boules.

A 71 ans, elle a des pertes d’équilibre et se casse la gueule, a 12 000 peines à se relever vu son volume qui augmente sans cesse. Pas question d’aller en EMS, discours surprenant d’anticipation…

 

Bref. Par hasard sur la toile, je me rends compte que des organisations de réinsertion sont constamment ouvertes à recevoir des dossiers de candidature de formateurs, avec des compétences élargies come les miennes… La recruteuse de Machin-wer m’a recontactée très vite, besoin de trouver du monde…  Celle de Gna-job m’a demandé ce matin si elle pouvait présenter mon dossier à deux endroits… Donc je continue de prospecter pour envoyer des candidatures spontanées de formatrice dans le monde de l’insertion pro ; il paraît que l’été c’est le bon moment pour ça. Besoin d’avoir des entretiens en toute quiétude, pas dans l’urgence mais dans un état d’esprit « Voyons, est-ce que nous pourrions nous entendre ? ».

 

Je me fais plaisir à reprendre ma quête, une quête gratuite, en recherche de mieux-être au lieu de survie.

 

Et puis, la deuxième vague de chaleur me trouve plus résistante, j’ai eu le temps de peaufiner mes stratégies, trouvant même moyen de rester 20’ dans le sauna d’un tabac pour pouvoir tranquillement causer avec la remplaçante de mon copain Aldouille, et lui proposer un coup de main de l’écrivain public pour passer un cap difficile. Faudra que ça s’arrête, le lait tourne au frigo, pourtant lancé à coin…

Zorro a trouvé ses marques aussi, on dirait – il se tient en razmoquette, pile dans l’hypothétique courant d’air de la porte-fenêtre, resurgissant en fin de journée d’un autre endroit probablement devenu moins frais.

 

Je répertorie ses petits noms : Zorro, Grochat, Schnowboute (cousin des moonboots en vogue l’année de mes 15 ans), Taborniaud ; Mimi, parfois, surtout lorsqu’il est dehors et que je voudrais qu’il rapplique fissa. Et Nounou aussi, quand je le tripochatouille, en hommage à Sana’a l’adorable et craintive tricolore édentée et au poil rêche, qui vint finir ses jours chez moi.

 

XXX

 

Depuis toute gamine, et longtemps après, j’ai fréquenté une pizzeria du centre-ville, d'abord avec les parents - une des bonnes choses qu'ils me firent connaître; j’y mangeais toujours la pizza Ligure – un  délice de margarita à la vraie et abondante, fondante mozzarella, olives noires à la grecque et cerneaux de noix. Et puis un jour, vers ma quarantaine je crois, le propriétaire a changé; la Ligure est devenue la Nocciole, c’était préparé différemment, en moins bon, et surtout les olives n’étaient pas marinées à la grecque.

Une grande déception.

 

Et puis, l’informatique a surgi, d’abord comme le truc nouveau et intéressant, à la mode pour les initiés, c’était un loisir… et puis ça a tout envahi, comme une peste, rendant le travailleur dépendant bien malgré lui, empoisonnant le quotidien souvent bien plus qu'il ne le facilite.

Une deuxième déception, et de taille celle-là.

 

Entre deux, j’en ai chié plus grave et pour des trucs plus costauds, et plus souvent.

Mais à mes yeux, ces deux extrêmes-là marquent les bornes de la trahison de la race humaine par elle-même. Comment peut-on à ce point-là se scier la branche sous le cul, ça me dépasse.

 

Pfff, la vie sur terre est plate comme une pizza sans noix ni olives noires à la grecque, si on n’y met pas soi-même les cerneaux et ces délicieux machins noirs fripés au goût vinaigré.

 

Je trouve les noix et les olives à la Migroche, mais la recette du Corso pour la Ligure, je cours encore après.

 

 

 

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Published by Clémentine
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