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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 08:23

 

 

Je vous ai dit que j’avais fait des fouilles archéologiques, non ? Ben je vous le redis, au cas où. Juste pour expliquer que ce que je mets aujourd’hui sur le blog, c’est un tutti-frutti ; aux fouilles, quand on trouvait sur le chantier un bout de tesson, un os, un truc, un muche visiblement perdu et hors-contexte, et qu’on en voyait pas d’où il venait, on mettait ça au vrac. Vrac-machine, parce que souvent c’était la pelleteuse qui avait envoyé dinguer des fragments ici et là lors des décapages en gros.

 

Voilà, aujourd’hui, je vous livre un vrac.

Donc :

Je vais au boulot avec une petite laine, je me crois à L.A. … Des  cerisiers sont en fleurs en Allemagne, des jonquilles je ne sais plus où, mais c’est quoi ce bordel ?

Noël au balcon, comme on dit.

Et sinon, quoi de neuf docteur ?

 

Ben c’est une bonne bouffée d’air frais qui me vient de Seattle, une correspondance nourrie depuis deux semaines… Salut, vous !

 

Et comme dernier jour de travail, on a fait face aux demandes les plus bizarres… c’est la semaine du soutien aux peu-bien qui veulent passer les fêtes à la maison, on se décarcasse pour assurer des passages pour, dans le désordre : tenir la main à un alcoolique en sevrage pour qu’il ne craque pas entre sa sortie d’hosto (un mois complet, quand même… ) et son entrée en cure de désintox’. A une autre, on organise des passages pour des schémas de gouttes oculaires d’une telle complexité que la programmation informatique prend trois heures pleines à deux personnes… et encore, c’est pas gagné, on découvre des erreurs ensuite… et le pompon : courir après un psy la veille de Noël, pour obtenir un procedere net si un pauvre gars paumé, perclus de douleurs et en syndrome post-traumatique (merci la bande à Gaza) annonce encore ses intentions suicidaires.

J’vous jure… Faudrait qu’on ait des bolducs virtuels ; déjà que la livreuse de repas s’est baladée toute la matinée avec un bonnet rouge et blanc.

Pitaingue, faut arrêter de battre la crème, ça tourne en beurre, on s’enlise et on glisse.

 

C’est le syndrome des fêtes de fin d’année, ou du solstice, c’est comme on veut. On programme de passer à la même heure comme tous les soirs, mais plus la nuit tombe vite, plus les angoisssables s’angoissent « elle vient pas, l’infirmière ? ». Mais si, elle vient, mais après le coucher du soleil, vu que le soleil se couche de plus en plus tôt. Enfin, jusqu’à avant-hier : là, on va vers l’été.

Et puis comme il y a tous ces jours fériés, ils ont peur qu’on les laisse tomber… alors panique à bord.

 

Ma responsable vient me chercher l’autre jour alors que toute l’équipe s’apprêtait à passer à table autour d’une fondue chinoise – « Viens, il y a une plainte à la direction, faut que tu me racontes ce que tu as fait et dit à la dame… »

La madame en question, je lui avais organisé en urgence quelques heures de ménage vu que son assurance ne rembourse ça que pendant dix jours après son retour de l’hosto, et je lui ai dégotté plus de temps que ce que n’importe qui obtient normalement, alors qu’elle avait déjà un jour de retard quand elle a demandé ça, et qu’on pouvait pas arriver le jour-même (ben tiens, c’est sûr, j’ai plein de femmes de ménage qui attendent derrière la porte de mon burlingue pour se précipiter faire la poussière chez les clients)… en plus le personnel est restreint en cette période, elle a bien de la chance… si la grippe s'en mêle, elle va devoir faire une croix dans sa poussière.

Et c’te gaufre, elle fait quoi ? Elle rameute le grand directeur pour râler qu’on lui donne pas assez… un peu comme si on appelait Parmelin pour se plaindre de la bouffe de la caserne, quoi… heureusement que la secrétaire du directeur a filtré et renvoyé en corner sur ma responsable – qui quand elle a vu ce que j’avais accompli, a pris le téléphone devant moi pour remonter les bretelles à l’autre, et la forcer à me faire transmettre ses plus chaleureux remerciements. Je suis sortie hilare du bureau, je me retenais de pouffer pendant que ma collègue retournait la pénible comme une crêpe.

C’te culot… je vous le redis en vérité, c’est pas parce que vous payez une assurance privée qu’on va vous trouver en claquant des doigts une chambre individuelle au CHU, hu hu ! Si y’a, y’a, si y’a pas, yapas.

A la fin, ça agace. Surtout quand on vous sort que, allez, c’est qu’un petit truc demandé en plus… attends, mais j’en ai reçu dix, des petits trucs comme ça demandés en plus comme si c’était un dû. L'exception qui devient la règle, c'est retors et épuisant.

 

Rhôô, pfff. Négociez, renégociez qu’ils disaient. Je vais en parler à mon cheval, et s’il rigole (il a du recul, le bougre), j’en profite pour lui brosser les dents.

 

Allez, Noyeux Joël.

 

 

 

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Published by Clémentine
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