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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 09:06
Pâques, renouveau !

 

Les choses se sont empirées au taf, avant de trouver une accalmie.

 

Une bonne engueulade avec une des filles qui me forment, qui se lâche un peu trop sur son côté « je régente », vu que sa collègue est HS pour 3 semaines… et les choses se sont un peu replacées.

 

L’équipe en a soupé de ses pétages de plomb dictatoriaux et de ses délégations comme si elle avait des secrétaires sous ses ordres. Toutes portes ouvertes et avec les gens qui passaient en pantoufles devant mon bureau, je l’ai recadrée avec détermination, sur la qualité de sa communication, et lui a proposé un shakehand pour sceller l’accord.

 

Donc le deal c'est: plus de comportements agressifs de sa part, et une collaboration qui tienne compte de mon sens clinique et de ma gestion infirmière des priorités, bien développés en 30 ans – en tant qu’ergothérapeute de métier, elle ne possède pas ce bagage, et ses réinterventions sur mes programmations, qui foutent le caca parce qu’elle se trompe, j’en ai soupé. En plus, quand elle se plante, je corrige sans lui demander des comptes. Mais ça va changer aussi, ça : ni elle ni l’autre responsable d’équipe ne sont exemptes de l’erreur humaine. Elles ont beau le dire et le répéter, quand ça arrive, ça les fout aussi mal que n'importe qui. Et avec le programme informatique dont on dispose, c'est inévitable.

 

Elle a quitté mon bureau, calmée en apparence ; mais sur sa chaise les minutes d’avant où je l’ai brossée à l’envers, elle était comme ratatinée. J’ai dû lui couper la parole plusieurs fois pour remettre l’église au milieu du village – sa communication de merde (dont tout le monde a ras-le-bol, je l’ai appris ensuite). Et qui fait penser une des routardes de l’équipe à du harcèlement…

 

 

Elle se fout en colère et me remet en cause, même quand les erreurs ne sont pas de mon fait. J’ai appris à ne pas me démonter, quand elle débarque en tapant des talons dans le couloir pour me dire « Ssékoissa ! » ; je garde mon calme, on refait le parcours… et parfois, quand il est évident que c’est elle-même qui a merdé, c’est encore plus savoureux.

 

 

Exemple tordant : elle rapplique l’autre jour tambour battant, avec sur les talons un infirmier assistant et la planificatrice en chef, pour me demander des comptes sur une situation supposément acceptée à tort, car supposément en-dehors de notre quartier. « Pas étonnant que l’infirmier se fasse balader de trop pour sa tournée, hein, Clem’ ???!!! ». Et là, la planificatrice et elle se sont trouvées comme des ronds-de-flan quand je les ai renvoyées au document que nous avons toutes sous les yeux pour vérifier les noms et les numéros de rue : j’avais bon. Comme la colérique me tournait le dos, j’ai lancé en rigolant que j’acceptais des excuses. Murmurées, les excuses, et sans se retourner. Les deux autres, qui lui faisaient face, du coup, me donnaient l’impression d’avoir la bouche en ondulé, comme un smiley "embarrassé", effarés par sa réaction.

 

 

J’ai l’appui discret de notre cheffe, qui a parfaitement accepté que je ne sois pas d’accord avec ses formulations et interprétations, et a replacé son évaluation dans des termes que je peux signer. Et j’ai désormais dans les mains un outil qui me permettra de sortir de la sensation de monter un puzzle à l’aveuglette – à la suite de ma remarque sur ce thème, elle a mandaté mes formatrices pour monter cette grille de checking-point, qui servira de support de continuité de prise en charge des ouvertures de dossiers, surtout quand la seule formatrice que j’aie sous la main arrêtera de le considérer comme un moyen de contrôler mes actions…

 

 

C’est pas gagné, faudra que je redéploie ma collerette de lézard des sables probablement, et pas qu’une fois.

 

 

 

Mais bon, c’est la vie.

 

Peut-être que je vais rester là, finalement. Peut-être. Si j’ai tout ce qu’il faut, comme me l’a appris un prof d’économie et RH de la Haute Ecole de Gestion où je côtoyais les étudiants de la filière « économie d’entreprise » en tronc commun, ça pourrait le faire.

Trois choses sont nécessaires pour remplir un mandat : un cahier des charges clair (le mien est flou sur 30% de mon 80%), les outils pour le mener à bien (l’application reste une merde grave, mais qui va être simplifiée nous dit-on… et puisque j’ai mon petit protocole, je suis sur la bonne voie) ; et en troisième lieu, l’autorité déléguée et reconnue. Pour ce dernier point, le recadrage de ma paire me donne de l’espoir. Ainsi que le soutien de ma cheffe, qui se meut avec habileté et sans trianguler, dans sa partie. Elle est notre cheffe directe à mes formatrices et moi, et je ne suis pas leur subalterne sur la majeure partie du contrat. Je suis sur un pied d’égalité avec mes collègues référentes et autres soignants.

 

Bref !

 

 

Aujourd’hui, je vais bruncher avec des gens à découvrir, et pas loin des malamutes.

Des Pâques bien occupées, mais avec des choses qui me font du bien. Trois interventions comme écrivain public, dont deux bénévoles.

 

Sinon, quoi… ben je reprends une thérapie EMDR, pour déloger mes terreurs et décompositions internes et externes lorsque je me retrouve devant un intimidateur, ou un pervers narcissique.

 

La stratégie est déterminée, on va décaper tout ça au fur et à mesure. Je vais en chier, sûrement, mais après j’aurai le ventre plus plat, na.

 

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Published by Clémentine
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