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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 10:18

 

 

La planète roule… à part un détail.

 

Selon les spécialistes, depuis lundi il y a six jours, l’on vit à crédit sur Terre pour cette année – nos besoins sont plus gros que ce que l’orange bleue peut donner. Chaque année, ce point de rupture intervient de plus en plus tôt...

 

Et ça me travaille, cet Anthropocène, âge des poubelles – d’autres spécialistes se réunissent pour considérer si le découpage en chronologies géologiques périodiques (ères, périodes, époques et étages), pure production du début du siècle passé (mais qui se profile depuis le XVIIIème…) mérite que nous sortions de l’Holocène pour entrer dans cet âge marqué par l’empreinte majeure de l’homme - orgueil ou réalisme? L’est si fort, l’homme, qu’il a réussi à produire une sorte de 6 ème continent dérivant sur l’océan, et fait de couches de plastiques divers.

 

 

Et sinon, quoi de neuf, docteur ? Eh ben, ce rendu de jugement qui va faire jurisprudence, et c’est pas dommage parce que EXIT et moi, on a besoin d’entendre légitimer le suicide et l’assistance, voire la non-intervention de tiers, la non-obligation de ramener à la vie de pauvres légumes avec la moitié de la gueule, de la conscience et du corps complètement inertes.

 

 

Un patient entré en clinique s’est défenestré le jour suivant. Le psychiatre et le directeur médical étaient accusés d’homicide par négligence, entre autres.

 

Le jugement, assorti de prudentes circonlocutions sur la sensibilité de la question du devoir médical d’enfermer un suicidaire, est assez révolutionnaire je trouve : la volonté d’un patient de mettre fin à ses jours prime sur une erreur dans sa prise en charge, tant que le patient a son discernement.

 

Il était temps.

 

 

 

 

Sinon... quoi?

 

 

Ben, pas de quoi être fier, question communication du XXIème siècle.

 

 

 

Boulot : je résiste en me maintenant dans un statut pro qui me donne l’opportunité de louvoyer entre la prestation de services et la délégation de l’administratif de plus en plus chronophage… Chacun son truc. Je ne communique pas ce qui me dessert: dissimulation? Ou stratégie, stratégie?

 

 

Politique (oui, je sais, j‘ai une vision naïve…): le gouvernement des voisins, c’est une idée que je me fais, ou on n’a jamais vu présidence de gauche aussi fournie en dérapages de ministres ? Tonton avait-il une arme secrète pour dissimuler les conneries de son cabinet ?

 

 

L’un cache du fric en jouant les innocents, l’autre fait pression sur une fliquette pour qu’elle lui sauve son cul… qui encore ? Un autre se lance en campagne présidentielle juste après avoir été appelé au pouvoir exécutif, et le petit chef de tout ça (l’actuel) prend des coups de gueule abusifs pour faire passer une loi.

 

Et pour couronner le tout, le grand mou qui n’a pas l’air de trouver sa place de chef d’Etat.

 

 

Politique internationale : aux USA, le parti de Trump démultiplie les manifestes pour qu’il ne soit pas élu… ayant peur d’un vote présidentiel plébiscitant le parti adverse. Grotesque comptabilité. Vous l'aviez pas vu venir, la grosse tache à moumoute?

 

 
 
 

Je regarde le ciel bleu de mon dimanche, et je me dis que c’est étonnant, cette race qui est capable de jugements éthiques finauds mais en même temps de produire une telle merde environnementale et directionnelle.

 

 

 

Heureusement que j’ai le chat Zorro qui me ramène pour la dixième fois sa baballe, pour que je la lui lance…

 

 

 

Il freine comme un hockeyeur, dans la porte, en dérapage contrôlé – BAM.

 

 

Nick est rentré, on a eu la même idée samedi : se refaire une virée commissions en France voisine, aussi pour remplacer sa batterie. Je l’ai regardé travailler, je peux dire que je saurais comment faire ça désormais.

 
 

 

Et puis passer un bon moment ensemble, qu’il me raconte sa virée en Albion, tout en nous tapant des grillades avec entrée et dessert, pour des clopinettes, soit 25 CHF.

 
 

 

 

Un petit tour à l’église Sainte-Bénigne, pour lui montrer les vitraux – au passage, j’ai mis un cierge pour Floriane, cette camarade de cours à Genève, qui avait le cœur sur la main : je la connaissais à peine, mais elle m’avait rendu de fieffés services alors que je répétais avec sa classe un module informatique. Il y a bien quelques années, elle s’est endormie dans le train, et ne s’est pas réveillée. Quelques temps plus tard, en visite à Pontarlier, j’avais senti le besoin d’entrer dans une église et d’allumer une bougie pour elle. Donc je ne pouvais entrer hier à Sainte-Bénigne et passer devant les flammes sans répéter ce rituel de mémoire.

 

 

Rentrés par une petite frontière qui nous fait passer par les sapins, les murets et les gentianes jaunes du Jura… Pu dire au revoir à Céline la musher, qui se transplante dans un nouvel abri précaire en Valais avec sa meute cano-féline… revu les chats, et 4 des chiens, encore chez le Nick, et découvert que Yuma, un mâle imposant, laisse juste sortir un bout de langue gueule fermée et les yeux perdus dans le bonheur quand je le grattou-chatouille sous les aisselles lorsqu’il est dressé contre le grillage. A refaire quand Céline se sera un peu installée dans ses nouvelles marques !

 

 

Nick me montre le livre qu’il lit en ce moment, « Le syndrome du chic type » je crois, on en rigole, il se rend tellement compte de ce que cela lui coûte d’être un sauveteur dans l’âme. Et j’en suis tellement revenue moi-même, d’être une brave fille. Rien à voir avec l'empathie, la bienveillance et la solidarité, mais avec l'estime de soi passant par l'estime des autres.

 

 

On a regardé « Marguerite », cette dramatique histoire inspirée de celle d’une seringue américaine sûre d’être une cantatrice émérite ; ça vaut le détour, Catherine Frot encostumée en Walkyrie casquée et en tresses blondes ou en bayadère mata-haresque, piaillant aussi harmonieusement que le paon qu’on entendait ici et là. La dame est morte d’une crise cardiaque deux jours après s’être fait huer sur scène, réalisant que tout son entourage lui avait menti pour l’épargner par amour, ou lui soutirer son fric. Ou les deux. Le film repose même sur cette ambiguité des liens...

 

 

Et je suis rentrée en me disant que décidément, je me sens bien avec le Nick. En sécurité, écoutée, considérée. En échange de bonnes choses, en appui pour celles qui sont dures, de part et d’autre.

 

 

 

  

 

La planète roule… à part un détail.

Selon les spécialistes, depuis lundi il y a six jours, l’on vit à crédit – nos besoins sont plus gros que ce que l’orange bleue peut donner.

Et ça me travaille, cet Anthropocène, âge des poubelles – d’autres spécialistes se réunissent pour considérer si le découpage en chronologies géologiques périodiques (ères, périodes, époques et étages), pure production du début du siècle passé (mais qui se profile depuis le XVIIIème…) mérite que nous sortions de l’Holocène pour entrer dans cet âge marqué par l’empreinte majeure de l’homme - orgueil ou réalisme? L’est si fort, l’homme, qu’il a réussi à produire une sorte de 6 ème continent dérivant sur l’océan, et fait de couches de plastiques divers.

 

Et sinon, quoi de neuf, docteur ? Eh ben, ce rendu de jugement qui va faire jurisprudence, et c’est pas dommage parce que EXIT et moi, on a besoin d’entendre légitimer le suicide et l’assistance, voire la non-intervention de tiers, la non-obligation de ramener à la vie de pauvres légumes avec la moitié de la gueule, de la conscience et du corps complètement inertes.

 

Un patient entré en clinique s’est défenestré le jour suivant. Le psychiatre et le directeur médical étaient accusés d’homicide par négligence, entre autres.

Le jugement, assorti de prudentes circonlocutions sur la sensibilité de la question du devoir médical d’enfermer un suicidaire, est assez révolutionnaire je trouve : la volonté d’un patient de mettre fin à ses jours prime sur une erreur dans sa prise en charge, tant que le patient a son discernement.

Il était temps.

 

 

 

Sinon... quoi?

 

Ben, pas de quoi être fier, question communication du XXIème siècle.

 

 

Boulot : je résiste en me maintenant dans un statut pro qui me donne l’opportunité de louvoyer entre la prestation de services et la délégation de l’administratif de plus en plus chronophage… Chacun son truc. Je ne communique pas ce qui me dessert: stratégie, stratégie.

 

Politique (oui, je sais, j‘ai une vision naïve…): le gouvernement des voisins, c’est une idée que je me fais, ou on n’a jamais vu présidence de gauche aussi fournie en dérapages de ministres ? Tonton avait-il une arme secrète pour dissimuler les conneries de son cabinet ?

L’un cache du fric en jouant les innocents, l’autre fait pression sur une fliquette pour qu’elle lui sauve son cul… qui encore ? Un autre se lance en campagne présidentielle juste après avoir été appelé au pouvoir exécutif, et le petit chef de tout ça (l’actuel) prend des coups de gueule abusifs pour faire passer une loi.

Et pour couronner le tout, le grand mou qui n’a pas l’air de trouver sa place de chef d’Etat.

 

Politique internationale : aux USA, le parti de Trump démultiplie les manifestes pour qu’il ne soit pas élu… ayant peur d’un vote présidentiel plébiscitant le parti adverse. Grotesque comptabilité.

 

 

​Je regarde le ciel bleu de mon dimanche, et je me dis que c’est étonnant, cette race qui est capable de jugements éthiques finauds mais en même temps de produire une telle merde environnementale et directionnelle.

 

Heureusement que j’ai le chat Zorro qui me ramène pour la dixième fois sa baballe, pour que je la lui lance…

 

Il freine comme un hockeyeur, dans la porte, en dérapage contrôlé – BAM.

 

Nick est rentré, on a eu la même idée samedi : se refaire une virée commissions en France voisine, aussi pour remplacer sa batterie. Je l’ai regardé travailler, je peux dire que je saurais comment faire ça désormais.

Et puis passer un bon moment ensemble, qu’il me raconte sa virée en Albion, tout en nous tapant des grillades avec entrée et dessert, pour des clopinettes, soit 25 CHF.

 

Un petit tour à l’église Sainte-Bénigne, pour lui montrer les vitraux – au passage, j’ai mis un cierge pour Floriane, cette camarade de cours à Genève, qui avait le cœur sur la main : je la connaissais à peine, mais elle m’avait rendu de fieffés services alors que je répétais avec sa classe un module informatique. Il y a bien quelques années, elle s’est endormie dans le train, et ne s’est pas réveillée. Quelques temps plus tard, en visite à Pontarlier, j’avais senti le besoin d’entrer dans une église et d’allumer une bougie pour elle. Donc je ne pouvais entrer hier à Sainte-Bénigne et passer devant les flammes sans répéter ce rituel de mémoire.

 

Rentrés par une petite frontière qui nous fait passer par les sapins, les murets et les gentianes jaunes du Jura… Pu dire au revoir à Céline la musher, qui se transplante dans un nouvel abri précaire en Valais avec sa meute cano-féline… revu les chats, et 4 des chiens, encore chez le Nick, et découvert que Yuma, un mâle imposant, laisse juste sortir un bout de langue gueule fermée et les yeux perdus dans le bonheur quand je le grattou-chatouille sous les aisselles lorsqu’il est dressé contre le grillage. A refaire quand Céline se sera un peu installée dans ses nouvelles marques !

 

Nick me montre le livre qu’il lit en ce moment, « Le syndrome du chic type » je crois, on en rigole, il se rend tellement compte de ce que cela lui coûte d’être un sauveteur dans l’âme. Et j’en suis tellement revenue moi-même, d’être une brave fille. Rien à voir avec l'empathie, la bienveillance et la solidarité, mais avec l'estime de soi passant par l'estime des autres.

 

On a regardé « Marguerite », cette dramatique histoire inspirée de celle d’une seringue américaine sûre d’être une cantatrice émérite ; ça vaut le détour, Catherine Frot encostumée en Walkyrie casquée et en tresses blondes ou en bayadère mata-haresque, piaillant aussi harmonieusement que le paon qu’on entendait ici et là. La dame est morte d’une crise cardiaque deux jours après s’être fait huer sur scène, réalisant que tout son entourage lui avait menti pour l’épargner par amour, ou lui soutirer son fric. Ou les deux. Le film repose même sur cette ambiguité des liens...

 

Et je suis rentrée en me disant que décidément, je me sens bien avec le Nick. En sécurité, écoutée, considérée. En échange de bonnes choses, en appui pour celles qui sont dures, de part et d’autre.

 

 

 

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