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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 21:56

 

 

La loose, dis donc.

 

Déjà que  c’est le bordel anticipé sur le terrain avec la « Fette fédéal’ de lûtt », v’là que je me paye le luxe d’un rhume carabiné avec toux tonitruante, en plein cagnard. Pas question d’aller éternuer mes crobes lundi sur les gens, ni de risquer de faire des conneries en préparant des médocs. J’ai le cerf-volant, le cerveau lent avec le sirop contre les quintes, et je sue tout ce que je peux.

 

Donc téléphone à ma collègue de garde en ce beau dimanche, si jamais il y avait quelque chose à faire avant demain matin, et oui, en fait elle peut dégager le caca en première partie de matinée, en attendant que je rappelle vers 8 00.

 

Ceci dit.

 

Vendredi, j’ai eu un avant-goût de ce que mes collègues allaient se ramasser ce week-end ; passer les barrages avec une carte orange de libre-circulation, déjà ça, elles vont morfler - sans ce laisser-passer magique, je me suis battue au moins 5 fois pour passer l’interdiction de circuler sur le territoire atteint par la manifestation. Va expliquer à un piou-piou suisse-allemand qui parle le français comme il peut, que tu fais partie des secours et assimilés.

« Vazich souains à tomicil’ ?» « Heueueu… Krankenpflege zu Haus ? » «  Hhhè, vaszich denn das ? » « Heueueu, wie Spitex ? » « Haaaa, la Spitex, ja ja, gehen Sie donc ». Danqueu filmâle, merdzi meussieur.

 

Du temps perdu. Les romands en treillis laissaient passer sans problème. Ils savent en général que « CMS » = comme toi, banane : service public incontournable.

 

Je coulais en faisais mes pansements, c’est coton de sentir une gouttelette quitter le visage pour aller s’écraser sur le tulle stérile – enfin, qu’on essaye de garder stérile.

 

Là je rends les armes, je vais aller finir mes gougouttes pour dégager le pif, mes contre-douleurs effervescents, ma potion à la codéine… et ne rien fiche, dans un semi-coma, par cette belle journée de congé. J’ai le douteux privilège de sentir comme un casque peser sur les côtés et l’arrière du crâne, étouffer les bruits ambiants…

 

Pien pien. Au lit la nénette. Non sans glapir un « Atchââ » tonitruant de plus. Non sans déloger de mes voies nasales ce que la manœuvre en a fait décoller.

 

Comment un virus aussi banal peut mettre un organisme au tapis, je me le suis toujours demandé.

 

Quelques heures plus tard, après une puissante sieste avec le chat, la faim se fait sentir, bonne affaire : spagh’ avec fonds de sauce restant du gratin de courgettes à la bolo que la petite famille de Fey a tant apprécié vendredi soir. Accommodés avec un émincé quasi-cru de petites tomates-cerises et du râpé. Le tout se finira avec des glaces de jus d’orange, une petite merveille.

 

Voilà mon drôle de dimanche, et il est pas fini…

 

 

 

 

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Published by Clémentine
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